Comment apprendre à gérer son hypersensibilité et ses émotions

Sensibilité

L’hypersensibilité, vaste sujet : tout devient facilement « trop », surtout quand on est pris dans un engrenage d’activités et de contraintes sociales. Cet état est une partie intégrante de la personnalité de nombres de personnes, c’est une réalité neurophysiologique.

Ça vient de loin, dès l’enfance; la surexcitabilité affective a différents aspects : sensibilité, intensité des émotions, perfectionnisme et introversion. L’image que l’individu a de soi est directement affectée par sa surexcitabilité, parce que il se perçoit comme étant différent des autres et pense qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez lui.

L’affectivité désigne le caractère des phénomènes dits affectifs, l’ensemble des sentiments et des émotions, et la faculté d’éprouver, en réponse à une action quelconque sur notre sensibilité, des sentiments ou des émotions.

Et les couches s’accumulent au fil des ans surtout quand on n’arrive pas (quand on ne sait pas comment) à se protéger, cela devient de plus en plus difficile de gérer… ou bien, on décide de se couper de ses émotions pour justement éviter de gérer. On prend pourtant tout de plein fouet, ceux qui ont une activité d’ordre social (professionnelle ou associative) savent combien on peut se sentir attaqué sur l’être alors qu’on n’est attaqué que sur le faire… mais parfois il arrive aussi on est attaqué sur l’ être…

Dans de tels cas le risque est grand qu’un jour la coupe déborde !

Recours à des compensations (comportements addictifs), « pétage de plombs », dépression, burnout, déclenchement d’une maladie, accident…

On ne peut pas se débarasser de sa sensibilité, il faut donc transformer un handicap en richesse.

Pour mieux gérer, pour pouvoir redescendre en pression, retrouver le calme, il faut donc pouvoir évacuer, il faut pouvoir se vider, pour reprendre des forces, récupérer de l’énergie.

Je me suis efforcée de procéder à un petit récapitulatif de ce qui pouvait aider à mieux gérer son hypersensibilité et ses émotions, aussi bien en prévention qu’en soin.

C’est certainement loin d’être complet et ceux qui souhaiteront apporter leur témoignage sont les bienvenus : les « trucs » des uns ne marchent pas forcément pour les autres.

A mon sens, on est là dans le domaine de l’autosuggestion et les plus rationnels d’entre nous auront beau jeu de sourire face à des « placebos », mais quand il s’agit de trouver un soulagement par un moyen facile sans danger pour soi et les autres et pas onéreux, je crois que c’est important de partager.

L’anxiété est le propre des gens très créatifs. Elle est générée par un système nerveux beaucoup plus développé qui favorise les hyper-réactions. Au coeur de tout ça, le système limbique, le cerveau des émotions.

Les hyper –réactions ont de bons côtés (réactivité, finesse psychomotricité, sens hyperdéveloppés). Elles ont aussi des côtés plus négatifs : saturation plus rapide des sens, cerveau qui tourne en permanence et provoque plus facilement des nuits difficiles et de toutes façons fatigue et anxiété.

Pistes pour gérer mieux cette hyper sensibilité et l’anxiété qui en découle.

J’en ai expérimeté quelques unes, plus faciles à intégrer en fonction de mon mode de vie.

Pour certaines.. « on y croit ou on y croit pas », mais au final, sur des personnes hypersensibles, il apparaît que tous ces petits « trucs » ont en général un effet positif.

Dans une société qui expérime les limites d’un modèle productiviste qui prend ses racines dans la révolution industrielle du milieu du 19° siècle, la relation corps-esprit est de nouveau remise à l’honneur, les vieux dictons reprennent de la vigueur, la sagesse populaire retrouve un nouveau souffle (pourquoi par exemple, en dehors du fait que ce n’est pas cher, manger des fruits et des légumes de saison ? parce qu’on s’est aperçu que ces fruits et légumes satisfont des besoins biologiques…)

Voici donc ma liste (non exhaustive) :

Environnement :

Limiter le bruit, favoriser le calme. Faciliter des moments de retrait (pensée/visualisation positive) qui facilitent la récupération (en veillant à encourager par ailleurs les activités sociales). Veiller à maintenir sa créativité active en rencontrant des personnes également créatives. Avoir un(e) ami(e) ou personne bienveillante avec qui partager ses émotions. Avoir une activité physique en plein air de préférence de 30 minutes 3 fois par semaine (au moins de la marche…).

Nutrition :

A défaut d’arriver à avoir une alimentation équilibrée (plus facile à dire et à comprendre qu’à faire…), faciliter la préservation du Capital Oméga 3 : Huile de foie de morue ou de saumon. Manger des poissons d’eaux froides, de préférence poissons du bas de la chaîne alimentaire (maquereaux, harengs, sardines). Noix (une à deux poignées par jour).

Homéopathie :

Envisagez Ignatia Amara, Gelsemium Sempervirens , Valériane, Fleurs de Bach (Rescue). Prévoyez cependant une rencontre avec un médecin homéopathe : chacun a son histoire et les médicaments homéopathiques y sont sensibles).
Acupuncture :

Et acupression qui en est dérivée (les techniques d’EFT (Emotional Freedom Techniques – Techniques de Libération Emotionnelle) qui peuvent relever de petits rituels de réassurance par auto suggestion.
Sophrologie :

Apprendre à respirer par le ventre. Cohérence cardiaque (respirer par le nez). 30 respirations profondes correspondent à environ 5 minutes. L’important est d’arriver à grapiller les minutes nécessaires 3 fois dans la journée.. ou autant de fois que l’on en ressent le besoin aussi…

Méditation (5 à 10 minutes / jour )

Massages (aïe les trapèzes en béton qui bloquent la nuque, le dos, les épaules, les coudes…!)

Simulateur d’aube – Luminothérapie pour lutter contre la dépression hivernale (la lumière du jour, du soleil est essentielle pour favoriser le sommeil).
Phytothérapie :

Tisanes : Tilleul, camomille, verveine, lavande.
Aromathérapie : Ylang-Ylang, Néroli, Bigaradier, Camomille.
Les émotions sont très difficiles à gérer, voire parfois complètement bridées tant elles peuvent être fortes et déstabilisante. Il est fondamental d’apprendre à les reconnaître quand elles apparaissent, et de les verbaliser. Les principales émotions sont la peur, la colère, la tristesse et la joie. A ces quatre émotions de base, certains ajoutent la surprise, le dégoût.

Décemo/Emdr :

Revisiter certaines expériences marquantes à la lueur de cette hypersensibilité et atténuer les émotions violemment ressenties et qui perdurent, venant polluer le quotidien de façon puremet inconsciente.
Travailler sur :

– le lâcher prise, les ressentis, la parano, les projections. (variations d’humeurs pouvant aller jusqu’à des attaques de panique plus ou moins sévère très fréquentes)
– les questionnements existentiels comme la mort (la sienne, celle de ses proches), la souffrance dans le monde, les injustices. Des idées très difficiles à partager et qui augmentent l’isolement.
– la prise de conscience d’un dialogue intérieur plus souvent négatif que positif, et qui favorise dépression et cynisme.                     – La visualisation positive.
– le perfectionnisme, mettre l’échec en perspective. (l’échec n’est pas une condamnation à mort)
– l’inscription dans un groupe alors qu’on a le sentiment de n’avoir rien en commun. (ce sentiment est assez juste, car le mode de pensée est effectivement très différent en matière de rapidité et de formulation de la pensée mais aussi en matière d’approche des idées (plus globale, plus divergente))
– la capacité à se savoir le droit d’exister et de se développer alors qu’on n’est pas dans la norme habituelle (affirmer son système de valeurs, trouver des pairs, apprendre à vivre avec soi-même en travaillant sur son perfectionnisme et son estime de soi).