Comment gérer ses émotions au travail ?

émotions au travail

Dans sa vie privée comme dans sa vie professionnelle, nous avons tous à faire face à des situations stressantes. Si dans sa vie personnelle nous pouvons nous permettre d’exposer des émotions fortes telles que la colère ou le ressentiment, il en est tout autrement au travail. Non seulement parce que cela peut donner une mauvaise image de soi mais aussi parce que votre efficacité est aussi en danger.

Dans bien des cas il faut apprendre à gérer ses émotions, surtout ses émotions négatives.

Mais au fait, qu’est-ce qu’une émotion ?

Une émotion est un ensemble spécifique d’éprouvés psychiques, plus ou moins accompagnés de manifestations physiologiques et comportementales, d’intensité variables, perceptibles ou non par soi-même et par les autres, et qui surviennent en réponse à des représentations, des situations, des relations. L’émotion est essentielle à la connaissance de soi, d’autrui, du monde. C’est un mode d’adaptation aux multiples opportunités de la vie qui est commun aux hommes et aux animaux. Les émotions de base ou primaires sont la colère, la joie, la tristesse, le dégoût, la peur, la surprise, le mépris, la détresse, la culpabilité, la honte. Ces émotions sont partagées par tous les humains et leurs manifestations comportementales observables permettent de les reconnaître de façon fiable.

Face à des situations délicates, il est normal de vouloir exprimer de la colère ou de la nervosité. Nous sommes après tout des êtres humains. Mais certaines professions exigent que nous gardions notre calme.

Alors comment alors gérer ses émotions négatives ?

Mon expérience en C.H.S.C.T (entre autres) m’ont démontré que les émotions ressenties au travail étaient surtout de la colère, de la frustration, de la déception et le fait de ne pas aimer travailler avec certaines personnes.

Gérer la colère

La colère est une émotion tout à fait normale, humaine, voire saine, car elle nous permet de nous défendre dans une situation inconfortable. Par contre, une colère incontrôlée au travail peut engendrer du stress et donc être destructeur pour vous, mais aussi à l’échelle collective.

Si vous avez du mal à contenir votre colère, repérez ce qui vous fait « bondir » et apprenez à contrôler votre colère montante, avant qu’elle n’explose.

Arrêtez votre activité et pratiquez une respiration abdominale profonde et lente. Inspirez lentement par le nez en gonflant le ventre, pendant 8 secondes, puis expirer lentement pendant le même laps de temps.. Recommencez l’opération en ajoutant une seconde à chaque fois. Essayez, vous vous sentirez de plus en plus détendu(e).

Bannissez aussi tout égo démesuré et lâcher prise sur le fait d’avoir raison. Ne perdez pas votre temps à donner de l’importance à ce qui n’en a pas. Concentrez-vous sur votre objectif. Si vous souhaitez exprimer vos émotions, vos insatisfactions, faites le calmement.

Analysez la situation. Votre réaction n’est-elle pas démesurée face à l’évènement ?

La frustration

La frustration est un état d’insatisfaction, caractérisé par une attente, un désir non comblé. Un sentiment de frustration non traité amène bien souvent à la colère.

Là aussi, vous devez prendre du recul. Si par exemple vous avez demandé un rendez vous à votre chef et qu’il est très en retard au rendez-vous, ne fulminez pas intérieurement. Essayez plutôt de trouver un aspect positif à la situation. N’oubliez pas que la frustration engendre la colère, et qu’il n’est pas question que vous vous enlisiez dans des émotions négatives, néfastes pour votre santé … et pour votre travail.

Il suffit parfois de porter un regard différent sur les évènements pour qu’ils prennent une toute autre coloration. Dans notre exemple, votre patron ne peut, peut-être, pas faire autrement. Profitez-en pour vous détendre et pratiquer la respiration abdominale décrite plus haut.

La déception

La déception est peut-être l’émotion qui risque le plus d’altérer la qualité de votre travail.

Un objectif non atteint, pour des raisons diverses, peut entraîner une profonde déception, voire de l’apathie. C’est pourtant à ce moment que vous devez être proactif, en analysant encore une fois la situation dans laquelle vous vous trouvez. La vie peut être émaillée d’embûches, qu’il faut savoir contourner. Vous n’avez pas atteint votre objectif car le moment était peut-être mal choisi, auquel cas il peut être intéressant de différer l’échéance. Relevez la tête et repartez plus combatif que jamais.

Comment travailler avec des collègues difficiles ?

Lorsque l’on est en permanence confronté à une personne difficile au travail, cela peut engendrer du stress.

Pourtant, pour votre bien-être et celle de toute l’équipe, il vous faut rester professionnel et contrôler vos émotions. Rester professionnel, c‘est traiter votre collègue antipathique avec le même respect que pour les autres membres du groupe. Vous pouvez aussi expliquer de façon légitime, mais calmement, qu’en aucune façon vous n’acceptez d’être traité de la sorte.

N’oubliez pas qu’être professionnel c’est aussi donner le bon exemple aux autres.