La confiance en soi, c’est quoi ?

La confiance en soi

La confiance en soi

« Je n’y arriverai jamais », « Je ne suis pas à la hauteur », « J’ai peur… » Si notre esprit génère ce genre de doutes, il peut aussi les éliminer.

Mode d’emploi.

Selon l’Institut de médecine environnementale (IME), la clé de nos comportements réside dans l’estime de soi, laquelle est fondée sur trois piliers.
Le tempérament, constitué des motivations et des préférences profondes, se forge de 0 à 6 mois : c’est le socle de la personnalité.
La confiance en soi dite spontanée s’affirme à l’âge de 3 ans, lorsque l’enfant se met à dire «non», et se renforce à la puberté.
Enfin, le caractère se construit à chaque étape du développement et des expériences vécues par l’individu.
Or il suffit d’un manque, d’une défaillance lors de notre développement pour que l’estime de soi soit fragilisée. Adulte, des difficultés peuvent faire ressurgir cette vulnérabilité. Mais l’estime de soi n’est pas comme la couleur de vos yeux : vous pouvez la faire évoluer.

Quelques pistes à suivre pour y parvenir.

1. Prenez appui sur vos dispositions naturelles.

Pour identifier les vôtres, soyez attentif à vos émotions. Dans quel domaine avez-vous l’impression d’agir avec aisance et plaisir ? Si vous éprouvez un fort sentiment de sécurité intérieure, c’est que vous êtes en phase avec votre nature profonde. A contrario, suivre une voie qui n’est pas la sienne fragilise.

Appuyez-vous, vous aussi, sur vos talents et vos facilités naturelles.

2. Donnez-vous le droit d’échouer pour ne plus craindre la chute

Une autre croyance se révèle particulièrement ravageuse : se dire qu’on n’a pas le droit de se louper. L’erreur est de faire dépendre son estime de soi d’une seule performance ou de ses performances dans un seul domaine, car au moindre accroc, tout s’effondre.
Face à cette menace, surtout si vous vous investissez, je préconise ceci : identifiez au moins trois grandes sources d’équilibre dans votre vie : votre situation familiale, vos relations amicales et un hobby où vous excellez, par exemple. Ainsi, si vous subissez un revers, les autres aspects vous aideront à préserver votre énergie, vos émotions positives et votre estime de vous.

3. Affranchissez-vous du regard que les autres portent sur vous

Pourtant, le regard des autres peut facilement ébranler une estime de soi vacillante.
Pour croire en soi, il faut d’abord se sentir libre.

Ne donnez pas aux autres le pouvoir de vous juger, permettez-leur seulement d’exprimer leur opinion.

4. Visualisez-vous en train de triompher des obstacles

Et si vous deveniez le metteur en scène d’un film où tout se déroule parfaitement ? Vous avez le meilleur rôle, vous réussissez avec brio tout ce que vous entreprenez, vous vous sortez des situations les plus délicates.
C’est ce que l’on appelle la «visualisation» : vous suscitez une succession d’images mentales où vous atteignez vos objectifs.
Si cette technique se révèle tellement efficace, c’est parce qu’elle leurre le cerveau. Que vous visualisez un geste ou que vous l’ l’exécutiez réellement, pour votre cortex, c’est pareil : les connexions neurologiques sont les mêmes.

Détendez-vous et laissez libre cours à votre imagination. Visualisez une fin heureuse qui couronne un parcours sans faute. Ensuite, reprenez le scénario depuis le début, en imaginant cette fois que vous franchissez un à un tous les obstacles rencontrés.

L’intérêt de la visualisation ? Elle mobilise nos cinq sens.
Il faut répéter ce processus au moins quinze à vingt fois pour ancrer en soi de nouveaux réflexes «pavloviens». L’idéal est même de repérer, au cours de cette session d’imagerie mentale, un stimulus qui vous aidera à trouver une énergie positive avant l’épreuve.