L’angoisse…

Angoisse

S’il est une émotion qui semble de plus en plus partagée, c’est bien l’angoisse.
Souvent, difficile pourtant de la décrire et même d’admettre en être victime. Pourtant, pour s’en défaire, rien de tel que d’en parler.

Difficultés à s’endormir, irritabilité, tendance à voir tout en noir, perte d’appétit ou à l’inverse compulsions alimentaires…
Les symptômes de l’angoisse ont ceci de particulier qu’ils diffèrent d’une personne à l’autre et nous induisent souvent en erreur quant à ce qui nous affecte réellement.

Comment identifier cet état ?
Comment distinguer un stress passager d’une anxiété profonde ou de la véritable crise d’angoisse, également appelée « crise de panique »?
Et surtout, comment apprivoiser ce mal être et retrouver plus de sérénité?

Un état dont on est rarement conscient
Il y a quelque chose de honteux à l’admettre, à avouer ce qui peut être considéré comme une faiblesse.
Paradoxe s’il en est de notre société de l’information en continu, qui nous assaille de nouvelles plus anxiogènes les unes que les autres, tout en multipliant les injonctions au bonheur et à la performance.
Résultat, on parle beaucoup du stress comme mal du siècle, « mais beaucoup pour les autres, rarement pour soi. Pourtant mettre des mots sur ce malaise latent est un préalable pour aller mieux.

Consulter pour identifier les causes de l’angoisse
D’une manière générale et même lorsqu’elle ne débouche pas sur une attaque de panique, l’angoisse parvient rarement à disparaître sans un accompagnement.

A partir de quand consulter ?
Lorsque cela prend le pas sur le reste et nous empêche de vivre comme avant. Il ne s’agit pas de combattre toute forme d’anxiété ou de peur. Ces émotions font partie de la vie, elles nous alertent souvent de certains dangers bien réels. Mais lorsqu’elles sont excessives et envahissantes, il est bon d’essayer d’en trouver la cause.

Travailler sur le présent mais aussi le passé
Je travaille avec mes patients autour de deux axes. Dans un premier temps, l’analyse du présent, pour essayer d’identifier les événements qui ont pu déclencher ces symptômes.
Parfois ils sont assez évidents, il peut s’agir d’un deuil, d’un problème relationnel au travail, mais il faut en parler pour s’en rendre compte.
Second axe, le passé, parce que parfois, une culpabilité qui prend ses racines dans la petite enfance, comme celle de ne pas avoir été désiré, d’avoir été à l’origine de la séparation de ses parents, peut expliquer une angoisse très forte une fois adulte.

D’une manière générale, il n’y a pas de mode d’emploi ou de solution toute faite pour se défaire des angoisses. Certains préféreront se tourner vers des thérapies comportementalistes permettant de venir plus vite à bout de certains malaises, d’autres vers la méditation, l’hypnose ou le yoga. Il ne faut pas opposer ces différentes approches mais plutot les considérer comme complémentaires.
Une chose est sûre, la parole est « souvent libératoire ».
La pleine conscience est aussi une très bonne approche, ne serait-ce que parce qu’encore une fois, l’état s’améliore souvent lorsque l’on prend conscience de cette angoisse.