Le pervers narcissique

Le pervers narcissique

Je me tiens le plus souvent à l’écart des étiquetages sauvages car j’entends trop souvent des jugements comme « Elle est hystérique. », « C’est un maniaque. », « Celui-là c’est un pervers narcissique. ».
Ces diagnostics que nous portons sur l’autre l’enferment, le catégorisent dans une boite, qui nous rassure peut être, mais qui surtout, détruit la relation et la personne.

Alors pourquoi écrire aujourd’hui au sujet des pervers narcissiques ?
Parce que je travaille fréquemment avec des personnes, pour la majorité des femmes, qui ont été victimes de ce que l’on désigne sous le terme pervers narcissique et je suis toujours stupéfaite de constater que les mêmes processus sont à l’œuvre dans quasiment toutes les histoires de ces personnes.

Même si heureusement ces manipulateurs pervers sont rares, il me semble utile de communiquer sur ce qu’ils sont et comment ils procèdent afin que les personnes sous leur emprise puissent reconnaitre la gravité de leur situation et passer à l’action pour s’en sortir.

Si vous êtes victime d’un pervers narcissique, vous vous retrouverez dans ces situations :

* changement progressif de comportement de votre interlocuteur / partenaire : passage du séducteur, du prince charmant au bourreau, au persécuteur (remarques, reproches, discours culpabilisants, proche du lavage de cerveau…)
* manipulation accroissant la culpabilité et la perte de l’estime de soi, faisant passer la victime pour folle, dépressive, hystérique,…
différence de comportement entre la sphère privée et publique,
* menaces de destruction, voire violences physiques…

Le narcissique nourrissant son propre narcissisme par la destruction de sa victime, il entrera en action avec des personnes reconnues, intelligentes, fortes, …

Dans le contexte du travail, au bureau, le pervers narcissique sera repérable par :

Sa position hiérarchique et
l’attribution de la réussite du travail de ses collaborateurs,
la dévalorisation des collaborateurs,
leur isolement …

La clé pour s’en sortir réside dans les proches. Partagez votre quotidien avec vos proches, soyez entouré(e) et fuyez (en veillant à respecter la loi pour ne pas vous retrouver en faute).
Dans tous les cas n’affrontez pas mais évitez, fuyez. Faites-vous accompagner par un professionnel thérapeute.