Nos Peurs…

Nos peurs

Nos peurs sont la cause de presque tous nos problèmes, de presque toutes nos tensions, de presque tous nos échecs.

Les peurs sont très variées.
Peur physique de la violence, peur de ne pas être aimé, peur du vide, peur de la nuit, peur de perdre sa liberté, peur de vieillir, peur de ne pas être respecté, considéré, peur du ridicule, peur du pouvoir de l’autre, peur de l’ignorance, de ne pas pouvoir s’exprimer, peur de l’insécurité matérielle, du manque, peur de la solitude, peur d’aimer, de s’abandonner, de perdre sa personnalité, peur des idées, peur de la foule, peur de la différence avec l’autre, peur du nouveau, et par-dessus tout peur de l’inconnu, de l’irrationnel, enfin peur de la mort.

Mais même si la peur a des raisons d’être, même si la peur peut nous sauvegarder d’un danger réel et nous empêcher de mourir ou de souffrir, plus souvent encore, elle nous empêche de vivre.

Elle nous inhibe, nous coince dans l’immobilisme, nous empêche de nous exprimer, de réaliser nos rêves, de faire ce dont nous avons envie, elle nous empêche d’aimer, d’être heureux, d’être libre. Elle est la pire des prisons intérieures et, ironie du sort, elle réalise fréquemment le danger, au départ illusoire, qui la motivait.

Finalement la peur est un animal tentaculaire qui s’infiltre en nous, nous remplissant de honte par-dessus le marché et créant, par réaction, la plus stupéfiante de toutes les peurs : celle d’avoir peur, qui nous amène fréquemment à des comportements réactifs excessifs.

Comment dois je réagir ?

La première chose à faire est de cesser de la nourrir avec des tas de justifications dont notre esprit a besoin pour la supporter et l’intégrer au quotidien. Ainsi, peu à peu affamée, va-t-elle commencer à apparaître telle qu’elle est : une énorme figure d’épouvante… en papier mâché, sans la moindre consistance.

La seconde chose à faire est d’organiser, dans le registre où elle sévit, des petits challenges, augmentant très progressivement leur ampleur, et de ne pas manquer de se réjouir des succès obtenus allant jusqu’à les consigner par écrit. Vous pouvez aussi vous créer un petit geste personnel qui symbolise chaque succès créé par ces challenges.

La troisième étape consiste à travailler sur la conscience du corps et sur la respiration, une respiration spéciale qui dissipe les peurs car le corps est le fidèle gardien physique de la mémoire des peurs.

Il est essentiel, en quatrième lieu de travailler sur son ego (l’image et l’idée de soi) et sur le véritable sens de la mort, ce sont aussi des moyens puissants d’anéantir les peurs.

Ces peurs jouent un rôle d’une grande importance dans nos relations humaines, familiales et professionnelles. Si vous n’avez plus peur des gens qui sont autour de vous, au travail par exemple, alors, à coté de leurs erreurs et défauts, vous pourrez commencer à voir aussi leurs succès et qualités, si modestes soient-ils à nos yeux, car la peur focalise notre attention exclusivement sur ce qui est négatif chez les autres et ainsi, ne considérant plus personne comme votre ennemi, vous aurez en retour, des comportements calmes et relâchés qui favoriseront entre vous et les autres une écoute véritable et la possibilité de coopérer enfin.

Ainsi, sans même avoir agi délibérément sur eux, les aurez-vous aidé à s’améliorer comme ils vous aideront en retour, par leur nouvelle attitude, à vous améliorer vous-même.