Le deuil

Le deuil

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma maman qui a disparu il y a 5 ans…

Le deuil, à la suite de la mort d’une personne aimée ou d’une séparation, est une des plus grandes épreuves de la vie qui, un jour ou l’autre, atteint chacun de nous.
Dans la majorité des cas, aussi pénible soit-il, le deuil suit normalement son cours et arrive a son terme.
Pour 5 % d’entre nous, le deuil va provoquer des complications au niveau de la santé physique, mentale, de l’équilibre psychologique et des relations sociales.
Le deuil est l’ensemble des réactions physiques, psychologiques, affectives et comportementales à la perte d’une personne aimée, mais aussi d’un animal, d’un objet ou d’une valeur auxquels on est fortement attaché.
Il est justement déterminé par la nécessité de modifier cet attachement du fait de la disparition.
A présent, le deuil désigne de plus en plus la réaction psychologique, subjective, personnelle ou familiale, à la seule perte de quelqu’un ou de quelque chose d’important et l’expression  » faire son deuil « , dans le sens de devoir accepter une perte, est employée à tort et à travers si bien que le Deuil a tendance actuellement à s’éloigner de la mort dont il partage aussi le rejet social.
Mais la mort restera toujours au coeur du deuil en raison de son universalité, de son implacabilité, de sa radicalité et de son irréversibilité.

Les principaux symptômes qui accompagnent ces périodes de deuil sont des sensations d’une grande souffrance, d’une véritable douleur morale, d’un profond désespoir, d’anxiété, de dépression et de manifestations fonctionnelles variées, le deuil est un facteur de déséquilibre, un ou des traumatismes aux effets prolongés.
Sentiment de dévalorisation, culpabilité excessive ou inappropriée. Elle constitue la perte et la limite par excellence et la mort de la personne aimée nous préfigure la nôtre…

La solution je l’ai trouvé en me formant aux Thérapies Brèves.
Les Thérapies Brèves permettent d’identifier la cause, la source des symptômes pour les éliminer.
La méthode la plus rapide et précise est par l’hypnose.
Les différentes techniques; de visualisation, de relaxation, de respiration et détente, d’hypnotisme, le subliminal, et de suggestions post-hypnotiques.
Il n’y a rien d’artificiel ou de supernaturel. Chacun possède une capacité naturelle de réponse à l’hypnose.
Malgré son nom issu du Grec «Hypno» (qui signifie sommeil) et contrairement à ce que pense la majorité, l’état hypnotique n’a rien à voir avec le sommeil ordinaire, il s’agit plutôt d’un outil à qui permet à l’individu d’atteindre l’état ALPHA à différents niveaux de profondeur.
En état ALPHA l’inconscient de l’individu est plus réceptif ou actif ce qui facilite à éliminer les troubles émotifs du passé. En fait, ce qui se produit c’est que la personne demeure toujours consciente de ce qui se passe, même au cours de la séance la plus profonde. L’hynose est un outil extrèmement puissant pour régler diverses pathologies et symptômes du deuil.

Dépression

Dépression

La dépression fait partie des troubles de l’humeur.
Elle affecte les pensées, les émotions, le comportement et les fonctions biologiques d’une personne.

La dépression devient une maladie lorsque les sentiments de tristesse, d’être inutile, de vide sont graves, durent plusieurs jours et nuisent à la vie de l’individu.

Il est maintenant prouvé que les dépressions majeures, qui persistent parfois durant toute une vie, peuvent débuter au cours de la jeunesse.

L’adolescence est une période parfois difficile. Certains jeunes se sentent moins bien dans leur peau, n’éprouvent plus de plaisir, ont des difficultés d’interaction sociale ou connaissent des échecs à l’école ou au travail.

Ils peuvent devenir dépressifs et parfois, ils tentent même de mettre fin à leurs jours, un geste dévastateur pour leur famille et leur entourage. Comprendre les facteurs en jeu et leurs interactions est crucial si nous voulons assurer l’avenir brillant que chaque jeune mérite.

Les symptômes les plus communs chez les jeunes comprennent :

un sentiment de tristesse
un manque d’intérêt pour les activités quotidiennes
une perte d’appétit
des problèmes de sommeil tels que des cauchemars
de la difficulté à se concentrer ou des problèmes de mémoire
un soudain retrait social ou des comportements agressifs subits
des tendances suicidaires.

Qui en est atteint ?
Les taux de dépression clinique sont peu élevés dans l’enfance et au début de l’adolescence, mais ils augmentent de façon importante à la fin de l’adolescence (environ 20 %).
Les filles sont plus nombreuses à souffrir de dépression que les garçons.
Au cours des cinquante dernières années, le suicide parmi les jeunes de 15 à 24 ans a augmenté substantiellement, particulièrement chez les jeunes hommes.

Les causes de dépression chez les jeunes

Des événements perturbants, des antécédents familiaux de dépression, un manque de soutien familial, une discipline stricte et une attitude négative par rapport à soi-même, au monde et à l’avenir, peuvent tous contribuer à la dépression.

Les facteurs de contribution au risque suicidaire chez les adolescents incluent : la dépression et les autres maladies mentales, l’abus d’alcool et de drogues, les conflits interpersonnels et familiaux…

Des dysfonctions dans les systèmes de communication du cerveau, particulièrement ceux qui touchent à la sérotonine, peuvent contribuer à la fois à la dépression et au suicide chez les jeunes.

Que faire ? Quels traitements ?

Certains facteurs peuvent protéger contre la dépression et le suicide chez les jeunes :

l’adaptation personnelle
la tolérance à la frustration
la maîtrise de soi
la capacité de faire face aux situations
des attentes positives pour l’avenir
le sens de l’humour
des relations familiales saines et positives

L’éducation et l’information sont importantes pour traiter la dépression.

Des thérapies peuvent aider dans le traitement des jeunes dépressifs et/ou suicidaires :
Les thérapies comportementales cognitives visent à changer les pensées négatives à propos de soi et du monde en général.
Les thérapies interpersonnelles traitent des problématiques communes telles que l’indépendance, le détachement des parents, la pression des pairs et les relations amicales.

D’autres thérapies peuvent viser l’amélioration des relations et de la confiance envers les autres, ou l’amélioration des habiletés sociales et des relations familiales.

Enfin, il existe des thérapies médicamenteuses qui peuvent également aider; elles visent à rétablir les échanges des neurotransmetteurs dans le cerveau qui, en phase dépressive, sont altérés.

Dans tous les cas, en cas d’urgence, emmenez votre enfant à l’hôpital le plus près de chez vous qui offre des services aux enfants.

La pleine conscience (« mindfulness »)

La pleine conscience ("mindfulness")

La pleine conscience (« mindfulness ») consiste simplement à porter attention au moment présent de façon volontaire et sans jugement. Cette capacité a notamment été associée à des effets bénéfiques contre le stress, l’anxiété et la dépression.

La pleine conscience s’intègre à la vie quotidienne mais vous serez mieux en mesure de le faire si vous la pratiquez de façon plus formelle par des exercices.

Voici quelques exercices simples pour s’initier à cette pratique :

Porter attention à sa respiration

Choisissez un moment où vous disposez de 10 minutes et trouvez un endroit calme pour vous assoir confortablement. Portez votre attention sur votre respiration alors que vous inspirez.

Remarquez la sensation au bout du nez alors que l’air entre dans votre corps.
Continuez à respirer normalement. Remarquez la dilatation de vos poumons alors qu’ils se remplissent d’air et leur contraction avec l’expiration.
Continuez de cette manière à observer le mouvement de votre respiration pendant 10 minutes.

Les premières fois que vous pratiquerez, vous trouverez sans doute que vous passez beaucoup de temps perdu(e) dans vos pensées plutôt que concentré(e) sur votre respiration.
Il s’agit simplement de remarquer ces distractions intérieures et de se reconcentrer. Vous pouvez ainsi perdre le focus et ramener votre attention de nombreuses en quelques minutes. Avec la pratique, vous trouverez probablement que vous maintenir votre concentration plus longtemps et êtes moins distrait(e) par les pensées et les émotions qui surgissent.

Observer ses pensées

Il s’agit de prendre une position d’observateur des pensées qui surgissent et disparaissent dans son esprit.

La pleine conscience de ses pensées est différente de la façon normale de réagir ou d’être capté(e) par leur engrenage. Il s’agit simplement d’observer les pensées et les images qui passent.
Lorsqu’il vous arrive d’être pris par les pensées elles-mêmes, il s’agit simplement de prendre note que nous avez pensé. Si vos pensées consistaient en un monologue négatif, il suffit simplement de le constater.

En faisant cela, vous êtes à nouveau présent et pouvez faire le choix de vous retirer tranquillement de ces pensées et de continuer à observer.

Cet exercice renforce l’expérience que les pensées sont simplement des formations mentales éphémères qui vont et viennent, auxquelles il n’est pas nécessaire de se joindre, et que l’on a la capacité de contrôler son esprit.

Observer ses émotions

Comme les pensées, les émotions surviennent et disparaissent. Alors que pour plusieurs, il peut être plus difficile d’observer les émotions que les pensées sans se laisser capter par elles, une stratégie facilitatrice peut être de les nommer, ce qui peut amener à étendre son vocabulaire et sa capacité à distinguer les différents types d’émotions. Mieux identifier les émotions est une capacité qui favorise une meilleure résolution de différentes situations.

Porter attention aux sensations du moment présent

Prendre une marche, prendre une douche, prendre une collation… sont autant d’occasions de pratique de la pleine conscience. Il s’agit de porter attention aux sensations et perceptions variées de l’expérience, de prendre conscience de l’esprit qui vagabonde puis de recentrer son attention sur les sensations et les perceptions du moment présent.

La capacité de pleine conscience est notamment considérée comme favorisant la flexibilité psychologique et la compassion envers soi-même.

Autrement Dit propose des ateliers à Lyon d’initiation ou d’approfondissement…

Mindfulness ou pleine conscience

Mindfulness ou pleine conscience

Mindfulness ou pleine conscience est l´art de faire attention de façon délibérée au moment présent, instant après instant, avec bienveillance et sans jugement.
En pratiquant cet art de vivre, vous aurez l’occasion d’apprendre à mieux faire face aux situations de stress, à apprivoiser vos émotions et à prendre en charge votre santé, votre bien être et celui de vous proches.
Nous vous invitons à découvrir nos ateliers basés sur la pleine conscience : mindfulness, écriture, mouvement.
Retrouvons ensemble le goût et la sérénité du seul moment où nous sommes pleinement vivants : l’instant présent.

Deux moines zen voyageaient ensemble. Ils marchaient sur une route boueuse, sous une pluie battante.
Soudain, à un tournant apparut une belle geisha vêtue d’un kimono et d’une ceinture de soie, qui n’arrivait pas à traverser.
« Attendez, je vais vous aider », dit l’un des moines. Et, la soulevant, il la porta au-dessus de la boue.
L’autre moine ne dit plus un mot jusqu’au soir. Mais lorsqu’ils s’arrêtèrent pour la nuit dans un temple, il éclata :
– Nous les moines, nous n’approchons pas les femmes, et surtout celles qui sont jeunes, belles et impures. Pourquoi as-tu fait cela ?
– J’ai laissé la jeune fille là-bas, répondît l’autre, mais toi, ne serais-tu pas encore en train de la porter ?

Comme le moine offusqué, nous sommes la plupart du temps plongés dans notre cinéma intérieur. Captivés par nos pensées et nos émotions nous ressassons un passé qui n´est plus, ou nous nous projetons vers un avenir incertain.

Nous vivons comme si nous n´étions pas là, absents à nous mêmes et aux autres, nous pensons et nous agissons souvent comme des robots.
Nos idées fixes, nos goûts, nos habitudes, et même nos peurs sont notre seule boussole.

Dans ces conditions, il suffit parfois d´un vent de travers, d´un événement inhabituel ou d´une contrariété, pour que nous partions à la dérive.
Comment alors ne pas chavirer face aux tourments de la vie ?
Et comment apprivoiser le stress grandissant qui nous guette, alors que, connectés vingt quatre heures sur vingt quatre, notre travail quotidien semble n’avoir jamais de fin?

Nous sommes cependant capables de revenir à nous mêmes à tout moment en évitant le naufrage.
Il suffit parfois de faire une pause, le temps d´une respiration, d´un mouvement ou d´un regard pour réunifier notre corps et notre esprit dans l´instant présent et nous sentir plus sereins, ouverts, vivants.

Venez découvrir la pratique de la méditation de pleine conscience et explorer les possiblités d’apprentissage de cet art de vivre.
En deux heures, vous pourrez faire des exercices en groupe, recevoir toutes les explications sur les stages et différentes façons de mettre en place une pratique quotidienne ainsi que poser toutes vos questions.
Dates : lundi 15 septembre 2016 de 19h à 21h
Lieu : Espace MG -Autrement Dit 2 rue de Thou 69001 LYON . Tarif : 35 euros a régler sur place (déductible de votre inscription à un stage ultérieur).
Pour vous inscrire, merci d’adresser un mail a autrementdit@schafter-lyon.fr
Proposé par : Djamila SCHAFTER

Qu’est-ce qui cause le burnout ?

Le Burn out

L’attitude d’une personne ? Ses conditions de travail ?Ou une nouvelle idéologie de la performance ?

Voici trois approches différentes d’un même désarroi aigu dont on sait toutefois une chose : ce n’est pas un état dépressif.

L’humain n’est pas une ressource inépuisable
Lentement nous prenons conscience des limites des richesses naturelles de notre planète.
Nous questionnons l’empreinte de nos activités sur notre environnement. Nous recherchons des solutions qui permettraient un développement plus durable.

Mais qu’en est-il de la personne humaine?

On dirait bien que nous la considérons plus que jamais comme une ressource inépuisable. Avec des facultés d’adaptation sans cesse renouvelables. Un potentiel intellectuel infini qu’on peut toujours mieux exploiter. Et une résistance aux contraintes dont les limites ne demandent qu’à être déplacées.

Dans les entreprises privées comme dans le secteur public, cette croyance inspire des modes de gestion des ressources humaines qui invitent les femmes et les hommes à « se dépasser ».
La même croyance est à l’origine de toute une industrie de la performance humaine qui propose du coaching professionnel, des sessions de team-building, des programmes de gestion du stress, des séminaires de leadership…

Et quand, malgré tous ces efforts destinés à la motiver et à la soutenir, une personne finit par craquer?

Ah? C’est qu’elle n’a pas géré…

Cette réponse laconique interdit d’emblée toute question sur la nature plus ou moins gérable de la situation qui a pu épuiser la personne.

Un peu de recul d’abord…
On comprend bien que la méconnaissance des circonstances qui peuvent mener au burnout s’inscrit dans une certaine logique de gestion des ressources humaines. Celle-ci ne peut (ou ne veut) être remise en cause par ce qu’elle considère comme une défaillance individuelle. Mais…

Mais une réponse trop simple peut mener à des situtations très inquiétantes.

Quand une personne a intériorisé les attentes de sa hiérarchie à tel point qu’elle ne perçoit plus ce qu’elles peuvent avoir de déraisonnable…
Quand une personne nourrit des sentiments d’échec subjectifs sans voir les circonstances objectives qui lui interdisent de réussir…
Quand les symptômes de son mal-être passent de la fatigue passagère à un abattement profond mêlé à des accès d’angoisse, à la confusion, à la perte d’estime de soi…
Dans ces cas, il peut être salutaire de chercher d’autres réponses à d’autres questions. Les contraintes professionnelles que rencontre cette personne sont-elles réellement soutenables ?
Son activité et les décisions que celle-ci suppose sont-elles en accord avec ses convictions ?
Désire-t-elle vraiment développer les compétences que son organisation valorise?

Retrouver individuellement le chemin de l’épanouissement professionnel passe, parfois, par un peu de recul.

Interroger le cadre organisationnel et même sociétal dans lesquels s’inscrit notre activité fait alors appel à la seule ressource qui devrait être infinie : Notre liberté de penser.

Nos fragilités…

Nos fragilités

Jusqu’ici, tout allait bien.
Depuis neuf mois, nous vivions comme en apesanteur.
Choyé, aimé, nourri, flottant voluptueusement dans une poche tout confort. Cette improbable bulle commença soudain à nous enserrer de manière imprévisible et clairement désagréable.
Il nous fallut alors trouver une issue, traverser un canal inconnu, comprimé comme une éponge. Et naître sous d’autres latitudes, selon d’autres règles.

Ce paradis perdu, où tous nos besoins étaient satisfaits sans le moindre effort, est à la source de notre première fragilité. Et pour cause : nous naissons totalement dépendants et inachevés.
L’homme n’est pas le seul mammifère à avoir besoin de parents pour survivre, mais le temps d’apprentissage chez lui est particulièrement long : environ six ans pour les acquisitions de base permettant la survie, plus une dizaine d’années pour les plus complexes.

Paradoxalement, nous vivons dans une société ultracompétitive, qui nous exhorte à être toujours plus forts, refoulant notre vulnérabilité, assimilée à de la faiblesse. Pourtant, au moment de la maladie, d’une séparation ou d’un orage, celle-ci nous apparaît évidente.
Et si nous essayions aussi de la percevoir comme une ressource ?

Sans notre fragilité native, il n’y aurait pas de langage pour entrer en relation avec cet autre dont nous avons tellement besoin à l’aube de notre vie.
Pas de langage, donc pas de transmission de l’expérience, et pas de mémoire de l’humanité.
L’amour, l’amitié, l’empathie pointeraient aux abonnés absents. Sans la reconnaissance de notre fragilité, pas de questions ni de doutes non plus. Donc pas de science ni de philosophie. Pas de littérature, de poésie, de théâtre, de cinéma…

Notre identité même – ce fameux moi dont nous souhaiterions souvent qu’il soit homogène, solide, cohérent –, est faillible, ondoyante et diverse.
Une représentation monolithique de notre identité serait bien loin de notre réalité psychique.

Nous sommes fragiles parce que nous sommes faits de conflits intérieurs. Si cela rend parfois nos décisions difficiles, cela nous permet aussi de nous adapter, de comprendre des points de vue opposés, de bouger, changer, chercher, découvrir.

Si nous n’étions pas fragiles, nous ne nous comprendrions tout simplement pas. Accepter de l’être, c’est savoir que je ne me réduis pas à ce que je suis, mais que je peux penser autrement que je pense, ressentir autrement que je ressens.
En réalité, je suis où la pensée et le désir me viennent. Accepter cela, c’est accepter nos contradictions plutôt que les refouler.
Et apprécier la diversité des angles.

Nos fragilités, il est vrai, ne sont pas toujours douces à vivre. Loin de là. À défaut d’être canalisées, elles nous condamnent aux circonvolutions et aux mélancolies. Reconnues et utilisées, elles peuvent devenir une force. Associées à certaines activités, elles permettent en effet d’exprimer toute la sensibilité qu’elles supposent.
Chacun peut, à sa mesure, les transcender par une activité créatrice.
Prendre un stylo, un pinceau, une souris, un instrument, voire une feuille de papier pour en faire un masque africain, et voilà nos failles qui se cristallisent et nous renforcent.

De nos vulnérabilités naissent nos diversités, nos possibilités, nos forces. Chacun de nous, à son gré, peut ainsi se fixer ses propres règles pour vivre sereinement sa vie…
Se reconnaître fragile, en somme, et en éprouver du plaisir.
Identifier

L’estime de soi, c’est…

L'estime de Soi

Être en bonne santé mentale, c’est la connaissance de soi. La connaissance de ses forces, de ses faiblesses, de ses difficultés, de ses limites, de ses besoins, ayant pour effet une image de soi en rapport avec la réalité.

Si vous avez une image positive de vous-même, vous pourrez enrichir votre vie. Les gens heureux sont agréables à côtoyer. Lorsque nous sommes bien dans notre peau, les relations que nous entretenons avec les gens sont plus satisfaisantes et nous sommes davantage capable de faire face aux exigences de la vie.
En d’autres mots, nous sommes plus heureux.

Définition de l’estime de soi
L’estime de soi est une attitude intérieure qui consiste à se dire qu’on a de la valeur, qu’on est unique et important. C’est se connaître et s’aimer comme on est avec ses qualités et ses limites. C’est s’apprécier et s’accepter comme on est.

Comment se construit l’estime de soi ?
Chaque personne est un être social qui se développe au contact des autres. La perception qu’il a de lui-même se forge dès ses premières années de vie. Enfant, ce que ses parents, ses amis diront, les façons dont ils agiront avec lui auront une influence directe sur sa perception de lui-même, son estime de soi. Adolescent, son environnement et l’image qu’il aura de lui-même nourriront également son estime, son sentiment d’avoir une valeur ou non … Rendu à l’âge adulte, l’environnement joue encore un rôle important dans l’estime de soi en plus des événements du passé (succès, erreurs, échecs, etc.).
Cependant, la vraie estime de soi est fondée sur l’opinion que nous avons de nous-mêmes et de ce que nous avons fait. Notre talent, notre beauté, notre fortune n’ont rien à voir avec notre valeur. L’estime de soi c’est notre acceptation et appréciation de nous- mêmes tels que nous sommes.

L’attitude intérieure
La personne qui a peu d’estime d’elle-même est dépourvue de valeur. Souvent, elle aura de la difficulté à réussir quoi que ce soit. Constamment, elle se fait des reproches intérieurs. Elle se dit incapable d’accomplir telle tâche et se sent inférieure aux autres, souvent elle se déprécie sans même s’en rendre compte ! Elle s’évalue d’après son passé, d’après les critiques des autres. Son impression de ne rien valoir vient avant tout de son dialogue intérieur qui est souvent presque exclusivement négatif.
La façon dont nous pensons joue un rôle déterminant sur notre estime de nous-mêmes.
Nous sommes ce que nous pensons ! Si notre discours intérieur face à notre valeur est négatif, notre estime de nous-mêmes sera faible … ou inexistante.L’estime de soi étant une attitude intérieure, il est important de nous connaître, de nous aimer tels que nous sommes. Apprendre à s’accepter, à s’apprécier, connaître ses goûts, ses besoins, ses capacités et ses limites nous aide à augmenter notre estime de nous-mêmes. Afin d’augmenter notre estime, il nous faut changer d’attitude, avoir une vision de la vie et de nous-mêmes qui soit positive et réaliste.

Attitude positive et estime de soi
En développant une attitude, une pensée positive par rapport à nous-mêmes, nous augmentons notre estime. Un moyen facile est d’apprendre à se faire plaisir. Se gâter ! Le plaisir est une source de bien-être physique, émotif et spirituel. C’est une émotion positive, une sensation d’être bien vivant, d’être bien dans son corps, bien dans sa peau, bien dans son être profond.
Pour plusieurs personnes, dire qu’il est important de se gâter, de se faire plaisir peut sembler égoïste ; il faut apprendre à changer cette perception négative et cela se fait à tout âge.
Se faire plaisir est le début d’une attitude positive face à soi-même. Lorsque nous nous faisons plaisir, nous avons une attitude positive envers nous-mêmes, nous reconnaissons notre valeur.
Apprendre à reconnaître nos bons côtés, tenir compte de notre bonne volonté, découvrir les aspects qui sont intéressants en nous et être capable d’identifier ce que nous aimons, augmentent notre estime. La reconnaissance de notre propre valeur, voilà un bon début afin d’augmenter notre estime de nous-mêmes. Nous avons tous une valeur, non pas seulement pour ce que nous avons fait mais pour ce que nous sommes actuellement. C’est pourquoi la connaissance de nos forces et de nos limites est essentielle pour le développement de l’estime de soi. Lorsqu’on se connaît bien, on a davantage confiance en soi et on s’affirme plus facilement.

Que permet l’estime de soi ?
Le développement de notre estime de soi permet un sentiment de mieux-être face à nous-mêmes. L’estime de soi augmente notre sentiment de valeur et d’utilité.
Elle nous facilite les relations avec autrui, il est plus facile d’entrer en contact avec les gens.
Elle nous permet une plus grande sécurité émotionnelle, c’est-à-dire l’acceptation de nous-mêmes, une plus grande tolérance à la vie, aux frustrations.
Elle nous donne une perception plus réaliste de nos aptitudes, de nos qualités.
Elle nous permet une plus grande connaissance de nous-mêmes, un plus grand sens de l’humour et la capacité de rire de nous-mêmes, de ce qui nous appartient.
Une bonne estime de soi offre une meilleure perception de la vie en général.
Certaines personnes se traitent comme si elles étaient leur propre ennemi ! Il est important d’apprendre plutôt à se traiter comme on traite son meilleur ami et cela commence par la reconnaissance de sa propre valeur. Vous y gagnerez, les autres aussi !

Mais alors ? Comment augmenter l’estime de soi ?
Il n’existe pas de formule magique prête à emporter ou efficace instantanément. C’est plutôt un apprentissage quotidien, qui part de nous, de notre attitude face à nous-mêmes, face à la vie. Nous retenons les suggestions suivantes :
Évitez de ruminer vos défauts, vos faiblesses et vos erreurs. Ce sont des pensées qui empoisonnent votre vie et détruisent votre estime de vous-mêmes.
N’ayez pas de préjugés défavorables envers vous-mêmes. Il ne faut pas se dénigrer. Gardez l’esprit ouvert.
Évitez de transformer chaque erreur en défaut.
Tenez compte de vos bons coups, des choses dont vous êtes satisfait.
Mettez en évidence les qualités que vous avez utilisées des dizaines de fois au lieu d’accorder de l’importance aux erreurs.
Soyez attentifs à vos propres désirs.
Exprimez vos besoins et vos attentes; lorsque vous satisfaisez vos besoins, vous en recueillez de l’énergie.
Ne vous sacrifiez pas dans le but de plaire à tous et en tout temps, cela est impossible et n’est pas nécessaire.
Ne vous sentez responsable que pour des choses sur lesquelles vous avez un certain contrôle. Reconnaissez que vous êtes digne d’être aimé pour ce que vous êtes : un être humain qui fait de son mieux avec les capacités et les limites qu’il a.
Traitez-vous comme votre meilleur ami, faites-vous plaisir.
La perception que les gens ont d’eux-mêmes influence leur estime de soi. La façon dont ils se sentent dans leurs relations interpersonnelles influence aussi l’estime de soi. En somme, l’estime de soi est une attitude intérieure basée sur notre perception de nous-mêmes et celle que notre environnement nous reflète de nous.

Afin d’augmenter notre estime, notre sentiment d’avoir une valeur, il faut reconnaître nos qualités et nos limites, être réaliste dans notre évaluation de nous-mêmes, s’accepter et s’apprécier comme nous sommes.

L’estime de soi, c’est cette petite flamme qui brille à l’intérieur de nous lorsque nous sommes fiers de nous. L’estime de soi, c’est croire en sa valeur propre, à son droit à l’amitié, à l’amour et au bonheur. L’estime de soi influence toute notre vie : nos pensées, nos actions, nos sentiments.
S’estimer, c’est prendre conscience de son unicité pour avoir des relations plus harmonieuses et positives avec autrui.
Évaluez l’estime que vous avez de vous-même en répondant à ces questions :
Il peut arriver à tout le monde d’avoir une perception négative de soi-même à certains moments; aussi, en répondant à ces questions, pensez à la façon dont vous vous percevez la plupart du temps.
1. Êtes-vous facilement blessé par les critiques ?
2. Êtes-vous très timide ou trop agressif ?
3. Essayez-vous de ne pas montrer vos sentiments ?
4. Avez-vous peur d’entretenir des relations intimes avec les autres?
5. Essayez-vous de rendre les autres responsables de vos erreurs ?
6. Vous trouvez-vous toujours des excuses pour ne pas changer ?
7. Évitez-vous les nouvelles expériences ?
8. Pensez-vous très souvent : Je ne me plais pas physiquement ?
9. Êtes-vous trop modeste au sujet de vos réussites personnelles ?
10. Êtes-vous content lorsque les autres échouent ?
11. Acceptez-vous les critiques constructives ?
12. Vous sentez-vous à l’aise quand vous rencontrez de
nouvelles personnes ?
13. Exprimez-vous franchement et ouvertement vos sentiments ?
14. Êtes-vous heureux d’avoir des amis intimes ?
15. Êtes-vous capable de rire de vos erreurs
(et d’en tirer une leçon) ?
16. Remarquez-vous et acceptez-vous les changements qui s’opèrent en vous ?
17. Recherchez-vous de nouveaux défis ?
18. Êtes-vous bien dans votre peau physiquement ?
19. Savez-vous reconnaître vos mérites ?
20. Êtes-vous content lorsque les autres réussissent ?

Si vous avez répondu « OUI » à la majorité des questions 1 à 10, vous devriez probablement améliorer l’opinion que vous avez de vous-même.
Si vous avez répondu « OUI » à la majorité des questions de 11 à 20, vous avez probablement une opinion positive de vous-même.

Les émotions et les cancers

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Le verdict est tombé : «Vous êtes atteint d’un cancer ».
Réaction: « Pourquoi moi ? Comment je vais l’annoncer ? Que va-t-il m’arriver ? »
La personne touchée essaie de composer émotivement avec la nouvelle.
Le mot « cancer » continue d’être un mot effroyable, tabou, synonyme de mort.
Dans notre société, le cancer est généralement perçu comme la maladie mortelle du 21e siècle.
Il est vu comme un ennemi invisible, celui que l’on doit éradiquer. Il y a dans ce mot l’idée d’un mal intérieur, la croyance d’en être responsable, la conception d’un mal incurable, non contrôlé par la médecine.
Qu’en est-il vraiment ?
L’humanité vit avec le cancer depuis de nombreuses années. Des lésions osseuses ont été retrouvées sur des momies égyptiennes et même sur des squelettes de dinosaures. Il est faux de parler du cancer, de fait il s’agit « des cancers ».
Le terme « cancer » fait référence à l’ensemble des maladies oncologiques. Il existe plus d’une centaine de types de cancer, chacun ayant ses particularités, son évolution et sa réceptivité aux traitements.
Et, malgré sa complexité, le cancer n’est plus nécessairement mortel. Grâce aux avancées thérapeutiques, il est possible de vivre avec le cancer.
Pourtant, vivre avec le cancer est un défi émotif. Tout au long du parcours en oncologie (annonce du diagnostic, investigation, traitements, effets secondaires, suivi médical), des émotions variées et intenses sont tout à fait attendues et adaptées.
Le défi résulte principalement de la complexité de la maladie et du stress psychologique associé.
L’acronyme C-I-N-E équivaut à la recette du stress psychologique, soit le manque de :
Contrôle, l’Imprévisibilité, la Nouveauté et la menace à l’Ego.
La maladie est souvent vécue comme une perte de Contrôle du corps, l’étiologie exacte du cancer étant imprécise. Le succès thérapeutique est Imprévisible, la certitude d’une absence de récidive est impossible.
Le parcours oncologique est parsemé de Nouveauté (la maladie, les traitements, les effets secondaires, le monde médical).
Vivre avec le cancer confronte à l’idée de la mort, peut engendrer des changements socio-économiques, des modifications relationnelles, atteindre l’estime de soi, l’image corporelle et la sexualité provoquant une menace à l’Ego.
L’annonce du diagnostic est généralement perçue comme étant le moment le plus bouleversant.
Or, il n’en est pas toujours le cas. Chez une personne souffrant physiquement (perte de poids, douleur, léthargie), cette annonce peut faire suite à une longue période d’investigation médicale, de doute. Paradoxalement, la réception du diagnostic entraîne un soulagement, une perception de contrôle. À l’inverse, chez la personne asymptomatique qui n’a pas envisagé l’éventualité d’une maladie aussi grave, cette même annonce peut engendrer un choc émotif.
Il y a incohérence : la personne apprend qu’elle est atteinte d’une maladie potentiellement mortelle alors qu’elle ne se sent pas malade. Il est donc impossible d’affirmer qu’un moment du parcours oncologique soit plus émotivement pénible qu’un autre. De fait, la réponse émotive sera proportionnelle, d’une part, à l’interprétation de la personne en fonction du CINE, et d’autre part, à sa capacité individuelle de rebondir.
Chacun a sa façon de composer avec le défi émotif de vivre avec le cancer. Que ce soit pour la personne touchée par le cancer ou pour son entourage, une façon de s’adapter est d’identifier la source du stress psychologique (CINE). Puis, dans la mesure du possible, de trouver une façon de l’apaiser. Une stratégie efficace est de s’informer et de bien comprendre la situation en discutant avec le médecin, de participer au choix de traitement et de bien en saisir les étapes. Une autre stratégie consiste en l’idée de cultiver la vie, en se permettant des petits projets, des plaisirs, seul ou avec l’entourage, qui nous permettent de se sentir vivre. Ces deux actions permettront de retrouver un sens du contrôle, de minimiser la nouveauté et de diminuer l’intensité du stress psychologique associé au cancer.
Il faut rester néanmoins vigilant : les émotions se doivent d’être régulatrices du stress psychologique et non envahissantes et destructrices. Il est également possible que les émotions soient exacerbées par les changements neurophysiologiques secondaires aux traitements oncologiques, il est primordial d’en parler et de s’informer.
Le cancer étant une maladie complexe, il est utopique de se demander d’éradiquer le stress et les émotions associées.
Toutefois, il est possible de composer avec l’incertitude et de cultiver la vie.

Ces adultes qui ont survécu à un passé d’abus ou de négligence…


Plusieurs adultes qui viennent consulter ont des symptômes qui découlent du fait que leurs parents n’ont pas su répondre à leurs besoins de façon adéquate.
Ils ont survécu soit à la maltraitance active ; on parle d’abus sexuels, physiques, psychologiques, négligence chronique et sévère. Les abus physiques sont parfois très violents et ressemblent à de la torture systématique. La maltraitance psychologique, même si elle ne laisse pas de trace visible, est plus destructrice que la violence physique, d’ailleurs elle accompagne souvent la violence physique.
Elle se situe au cœur de la maltraitance, elle en constitue son élément le plus essentiel. Il peut aussi s’agir de maltraitance passive ; c’est-à-dire à la négligence où les parents n’ont pas été attentifs aux besoins de base ou de protection et d’amour.
Dans les deux cas, les besoins et émotions des enfants n’avaient pas d’importance et n’étaient pas considérés.
Une forme particulière de négligence est vécue également par les enfants « adultifiés », ceux-ci ont dû prendre en charge un parent malade ou un membre de la fratrie (maladie physique ou problématique de santé mentale par exemple).
Ils n’ont pas été considérés en tant que tels, mais pour leur utilité. Les besoins d’un ou des parents ont eu préséance sur leurs besoins d’enfant. Ils ont dû développer une maturité précoce, se construire eux – mêmes et forger leur identité en l’absence d’adultes pour les guider.
Le véritable traumatisme, sous-jacent à la maltraitance et à la négligence, c’est le fait d’avoir été abandonné(e), de ne pas avoir été protégé(e), de ne pas voir été important(e), de ne pas avoir compté(e).
Plusieurs personnes, qui ont survécu à la maltraitance, disent que la peur de l’abandon est plus souffrante que la douleur physique ou morale. Souvent, les troubles anxieux ou les réactions dépressives ont comme fondement la peur de l’abandon.
Les abus correspondent bien souvent à des évènements traumatiques qui se sont produits de façon répétée. Ils ont laissé des marques, car ils ont été perpétrés par les personnes les plus significatives dans la vie de l’enfant dans des étapes de grande vulnérabilité et de construction de soi. Ces évènements traumatiques répétés excédaient les capacités de l’enfant à protéger son bien-être psychique et son intégrité. Il en est de même pour la négligence, ce qui a pu avoir comme impact de compromettre le développement de l’enfant.
Certains de mes patients ont des souvenirs très vifs des agissements traumatiques de leurs parents. Pour d’autres, ce n’est qu’une fois parvenu à l’âge adulte, que les évènements, qui avaient été oubliés, leur reviennent à la mémoire. Ou encore, ces évènements prennent un nouveau sens et sont définis et revécus émotivement comme ayant été abusifs ou négligents. Mais certains des ces survivants de la maltraitance et de la négligence ne viennent pas consulter pour leur passé traumatique, car leur expérience de vie infantile faisait partie d’une réalité quotidienne familière et normale ; ils n’y trouvent rien de notable. De plus, plusieurs patients n’ont jamais perçu leur famille comme ayant eu une influence nocive sur eux. D’autres ont un grand besoin de préserver une image positive de leurs parents ; ils protègent ainsi leur propre image d’eux-mêmes et conséquemment leur identité. Ces personnes sont préoccupées par leur humeur anxieuse ou dépressive ou par les difficultés qu’ils vivent dans leurs relations de couple ; elles veulent améliorer la régulation de leurs émotions et leurs relations interpersonnelles.
Je réponds toujours aux besoins et préoccupations des mes patients tels qu’ils les expriment, sans tenter de les convaincre que la source de leurs difficultés réside dans leur passé traumatique. Je cherche à créer une relation de confiance et, au rythme des personnes, les aide à identifier et réguler leurs états émotifs.
Voici les impacts fréquents d’un passé d’abus ou de négligence :
Des difficultés dans la régulation des émotions;
L’évitement des émotions pénibles par la dissociation, la consommation ou la compulsion;
Une mauvaise estime de soi;
Des difficultés dans les relations interpersonnelles.
Ces symptômes de base sont très généraux, et ce ne sont pas toutes les personnes avec un passé d’abus ou de négligence qui ont tous les symptômes avec un degré égal de sévérité ; il y a de grandes différences dans la variété et la sévérité d’une personne à l’autre.
L’histoire d’abus ou de négligence crée des états persistants d’anxiété, ou de colère ou de dépression. Les personnes sont souvent habitées par des états chroniques de grande détresse émotionnelle ; les émotions sont vécues comme des vagues avec des pics d‘intensité. Souvent mes patients me disent : « J’ai des émotions très pénibles qui m’envahissent tout à coup, je ne sais pas d’où elles viennent, je ne sais pas pourquoi je les ai, et je ne sais pas comment m’en défaire ». Même s’ils vivent des périodes au cours desquelles les émotions sont atténuées, ils disent qu’elles sont toujours là, prêtes à ressurgir à tout moment.
Chez certaines personnes, il y a parfois un sentiment de « catastrophe appréhendée », leur stress et leur angoisse expriment la quantité d’énergie qu’ils doivent consacrer à éviter le danger imminent. Chaque expérience négative dans leur vie professionnelle ou personnelle vient confirmer leurs craintes chroniques.
La peur de l’abandon peut être une forme de catastrophe appréhendée vécue très intensément, cette terreur peut être pire qu’un danger externe comme une agression…
Lorsque l’expérience vécue par l’enfant était constituée d’agressions et de menaces, cela a créé un état constant d’adaptation vigilante et défensive. Les interactions familiales ont conditionné l’enfant à se focaliser sur les dangers et la survie au lieu de l’apprentissage, il a appris à éviter les dommages plutôt que de s’ouvrir à des expériences nouvelles. Devenus adultes, ils ont conservé cet état de vigilance, même s’ils n’en ont plus besoin ; ces réactions d’alerte surgissent sans raison apparente et plusieurs symptômes d’angoisse et de panique y sont reliés. Leurs réponses à la menace, rapides et automatiques, impliquent des portions primitives du cerveau, escamotant les parties impliquées dans des adaptations plus complexes ; ces réactions de survie sont pré – conscientes et s’effectuent en une fraction de seconde. Ces personnes se plaignent souvent que leurs émotions sont hors de leur contrôle.
Certains enfants ont réagi en apprenant à faire face au danger, mais ont appris en même temps à ne pas ressentir. Certains survivants de l’abus ont développé une sorte d’anesthésie affective, parfois vécue comme une absence d’empathie, par les proches. Ils ont par contre d’excellentes capacités de résolution des problèmes, sont très efficaces au travail ; leur enfance leur a appris qu’ils devaient se débrouiller seuls.
D’autres ont appris à ressentir, mais ne savent pas comment faire face aux difficultés. Ces personnes sont constamment habitées par la peur et l’insécurité, elles se sentent démunies, ce qui les met à risque de dépendance affective et d’exploitation, car elles recherchent des personnes qui vont les sécuriser.
Une autre émotion très importante, souvent négligée, est la honte, une honte paralysante, très souvent liée à la peur ; les personnes se méprisent elles – mêmes. C’est une émotion très forte, pas toujours exprimée spontanément ; elle est l’expression émotive de la mauvaise estime de soi (vous trouverez plusieurs articles à ce sujet sur ma page).
Ma priorité est d’aider à accroître, le plus rapidement possible, leurs capacités à identifier leurs fortes émotions puis à les moduler, plutôt que de chercher à les éviter. Il existe plusieurs techniques qui sont proposées pour aider à moduler et réguler leurs émotions.
Je suggère parfois des exercices à faire à la maison.
Pour favoriser l’expérience de ressentir et nommer l’émotion, je demande par exemple aux personnes d’écrire leurs émotions au lieu de les agir ou de les fuir. Par exemple, nous je demande de diminuer un comportement compulsif et d’écrire ce qui est ressenti. Le recours au journal des émotions ou la rédaction d’une lettre à un proche (parent abuseur, ex-conjoint, etc.), mais sans la leur envoyer, sont d’autres moyens.
Lorsque les émotions deviennent trop pénibles, les personnes vont chercher à les éviter de plusieurs façons. Je pense qu’essayer d’éviter les émotions produit l’effet contraire, parce que la suppression accroit les affects négatifs et augmente l’activation physiologique.
Supprimer ou éviter les pensées, sentiments ou comportements a pour effet que ce qui est supprimé devient intrusif et prend une valeur négative ; en somme, plus on essaie de fuir ou de supprimer les émotions, plus elles s’amplifient ; il faut donc les affronter.
C’est pourquoi je demande aux personnes en consultation, quand ils se sentent prêts, de se laisser envahir par l’état de panique, de détresse ou de honte. Le lien de confiance doit être solidement établi afin que les personnes se sentent suffisamment en sécurité pour accepter de faire ce qui est contre nature pour elles.
Parfois j’utilise la métaphore de se laisser flotter sur le dos dans un fort courant de rivière ; c’est épeurant, mais je suis sur la rive et je les accompagne. Provoquer de façon délibérée un accroissement de la détresse signifie que l’on est un peu plus en contrôle de ses émotions au lieu de les subir contre sa volonté.
Souvent j’utilise la technique de Désensibilisation des Chocs Émotionnels par les Mouvements Oculaires.
Si on peut accroître le malaise on peut aussi accroître délibérément le bien-être.
Ainsi je les aide à identifier les activités qui les font se sentir bien (marche, musique, activité physique) et les encourage à les pratiquer souvent afin de développer le réflexe de s’auto-réconforte.
Lorsque ils n’arrivent pas à identifier d’activités, j’utilise la technique de visualisation dirigée qui crée un monde de fantaisie pour provoquer le bien-être.
Ayant progressivement acquis la capacité à réguler leurs émotions et à créer par eux-mêmes des états de bien-être intérieur, les patients sont prêts à remplacer les émotions de peur, de colère ou de honte par la tristesse, qui, elle, est une émotion normale.

Que faire lorsque les émotions négatives nous envahissent ?

UQue faire lorsque les émotions négatives nous envahissent ?

Qui n’a pas été le jeu de ses émotions (et c’est encore plus vrai aujourd’hui), des émotions qui, soit nous tourmentent, soit nous emportent dans un jeu de réactions parfois destructrices ou autodestructrices.

Comment faire pour ne plus être la victime de ses émotions négatives ?
Quelle démarche, quelle « astuce », quelle attitude peut-on appliquer pour ne plus être tourmenté ou emporté ? Comment faire pour gérer ses émotions ?

Maîtriser ou gérer ses émotions
La plupart des gens tentent vainement de contrôler leurs émotions en les refoulant. Cette attitude est bien sûr perdue d’avance et crée davantage de perturbations qu’elle n’apporte de solutions.

Comment gérer ses émotions ?
Qui n’a pas soudain été envahi par une colère montante contre laquelle rien ne semblait pouvoir s’opposer et se laisser ipso facto emporter dans un flot de réactions plus ou moins violentes, parfois destructrices et presque toujours inappropriées.
En effet, quel résultat avons nous obtenu alors ? Si ce n’est le constat d’une désolation dans notre rapport à l’autre ou aux autres.

Comment faire concrètement pour gérer ses émotions sans se laisser emporter ?

Nous avons, en effet, l’habitude de refouler tout ce qui n’est pas en rapport avec l’image que nous nous efforçons de donner de nous-mêmes, seulement c’est sans compter avec la force et la dynamique de notre inconscient qui tôt ou tard, sous une forme ou une autre se manifestera.
Tout nous rappelle quelque chose, même si nous l’avons oublié. Notre rapport au monde n’est pas neutre, et nos réactions sont directement reliées à notre histoire, qui, si nous ne l’avons pas complètement acceptée, se recrée à chaque événement en rapport avec notre vécu personnel.

Notre réaction est directement déterminée par l’appréciation plus ou moins consciente que nous avons des circonstances auxquelles nous sommes confrontées.

Autrement dit, vouloir contrôler une émotion est parfaitement vain, et nous allons voir que pour réellement les maîtriser il faut être surtout capable de se laisser traverser par elle. Cela nécessite une certaine compréhension des mécanismes de l’esprit, mais surtout une totale honnêteté envers soi et un peu de courage.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

C’est une énergie qui se crée au sein de notre esprit par la conjonction de différentes causes et conditions. Son intensité, sa force et son importance sont en rapport avec le vécu de chacun. Personne, face à des circonstances similaires, ne vivra les mêmes émotions, n’aura le même ressenti.

Nous pouvons aussi être parfaitement maître de nous-mêmes dans certaines circonstances et complètement démunis dans d’autres. Le rapport que nous entretenons avec le monde extérieur est inévitablement teinté par toutes les expériences bonnes ou mauvaises que nous avons vécues.
C’est à travers notre histoire que nous nous sommes forgé une certaine idée de la vie, de nous-mêmes, des autres. Parfois, ce sont de véritables « noeuds » plus ou moins serrés qui se sont ainsi créés, et ce sont ces noeuds ou zones sensibles qui réveillent des émotions incontrôlables car derrière se cachent souvent des peurs plus ou moins profondes.

C’est donc en s’attaquant à la racine de la difficulté que l’on pourra se libérer de ses émotions négatives et nous allons voir comment.

Comment rester maître de soi malgré l’émotion ?

L’erreur à ne pas commettre est de considérer ses émotions comme des ennemis et ainsi entrer en lutte contres elles. Comme nous l’avons vu, c’est peine perdue.

Il convient plutôt de les considérer comme un animal farouche qui ne demande qu’à être apprivoisé pour devenir notre ami. L’émotion est une énergie, et comme toute énergie, pour être constructive et utile, a besoin d’être canalisée. C’est pourquoi nous devons bien faire la distinction entre «gérer ses émotions » et les contrôler.

Une méthode très utile pour gérer ses émotions

La relaxation autoconcentrative

De quoi s’agit-il ?

A la différence de la plupart des techniques de relaxation, la relaxation autoconcentrative ne se limite pas à apporter un état de détente, certes bénéfique ; elle apporte, en plus, une clef indispensable à la maîtrise de soi et de ses capacités personnelles ; la concentration intérieure ou « attention focalisée ».

Le développement de la concentration va en plus nous donner la stabilité et le recul indispensable pour gérer nos émotions. Nous continuerons bien sûr à avoir des émotions, mais nous pourrons acquérir progressivement une saine distance qui nous permettra de nous laisser littéralement traverser par ce flot d’énergie montante sans pour autant en être esclave. Au contraire, en devenant capables de rester tranquilles lorsque l’émotion nous traverse, nous pouvons être en même temps capable de percevoir comment elle se crée au sein de notre esprit.
C’est ainsi que, progressivement, nous parvenons à en réduire l’intensité et à canaliser sa force et son énergie. Naturellement, cela nécessite un certain entraînement qui, par sa régularité, va induire en nous de nouveaux réflexes salutaires.

Que faire lorsque les émotions semblent trop fortes ?

Il peut arriver, chez certaines personnes, que l’émotion prenne une telle intensité qu’elles ont alors le sentiment de ne plus rien contrôler. Dans ce cas, pas de panique, il existe quelques « remèdes » utiles.

La respiration

Allongez-vous et respirez profondément et calmement tout en vous laissant traverser par l’émotion. N’essayez pas de la chasser ou de la contrôler, si vous n’intervenez pas, elle va s’arrêter d’elle-même. Quoi qui s’élève à la conscience, laissez-le se manifester et disparaître tout seul. Peu importe que cela soit sombre ou pas, il faut juste laisser la vague vous traverser. Il est possible qu’après coup vous vous sentiez très fatigué, c’est normal puisque le système nerveux a été très sollicité.

Allez marcher

Vous ne parvenez pas à évacuer ? Faites de l’exercice et surtout de la marche. Pourquoi une préférence pour la marche ? Parce qu’elle ne vous excitera pas, vous pouvez marcher, même vite, sans vous laisser emporter par le mouvement, en restant présent à vous-même.

Pratiquez l’autosuggestion

Elle doit être utilisée avec intelligence car il ne s’agit surtout pas de masquer les émotions mais d’établir un dialogue avec soi-même. Imaginez un instant une personne dans la même situation que vous : quel genre de paroles aurait-elle besoin pour traverser cette émotion, que lui diriez-vous ? Faites la même chose avec vous-même. Parlez-vous à vous-même comme vous parleriez à un ami.

Anticipez vos émotions

De la même façon que vous vous préparez à une situation à venir, vous pouvez aussi vous préparer à cet « événement mental ». Grâce à la visualisation, vous pouvez voir par avance quelle attitude adopter lorsqu’une émotion se manifestera. C’est bien connu, la meilleure façon de gérer un stress est de l’anticiper ; il en est de même pour une émotion. Alors, au lieu de redouter vos propres émotions affrontez-les !

Utilisez vos expériences passées pour vous libérer

Lorsque vous avez vécu une émotion forte, voire violente, plutôt que d’essayer d’oublier l’événement en question, regardez ce qui s’est réellement passé. Comment êtes-vous entré si facilement dans cette colère, comment la jalousie vous a pris par le bras, comment l’angoisse ou l’anxiété vous ont submergé ? Là aussi, utilisez la visualisation et surtout l’imagerie mentale. Repassez le film de la situation ; si vous avez développé suffisamment votre concentration intérieure, il vous sera plus aisé de regarder cette « scène » avec recul et détachement et de mieux comprendre ce qui vous est arrivé et donc de vous en libérer.

Développer la confiance en soi

La confiance en soi est le pilier sur lequel repose la réussite d’une vie. Quoi que vous vouliez réaliser, vous avez besoin d’une certaine dose de confiance en vous-même. Le manque de confiance en soi est particulièrement pénalisant et il est souvent à l’origine des émotions que nous vivons. En effet, une personne qui en souffre se blessera plus facilement avec une remarque faites à son encontre, elle sera plus volontiers submergée par l’émotion lorsqu’elle sera confrontée à une situation adverse. La confiance en soi est également nécessaire pour garder son sang froid lorsque des émotions violentes nous traversent. Il convient donc d’acquérir confiance en soi et estime de soi.

Se libérer des émotions en allant à la racine

Ce n’est pas l’émotion qui représente un obstacle mais notre incapacité à la maîtriser. Une émotion n’est en soi ni bonne ni mauvaise, c’est ce qu’elle « transporte » avec qu’elle qui crée la souffrance. Elle ne se réveille pas, en effet, par hasard.

L’émotion trouve sa source dans notre perception plus ou moins consciente de la réalité. Si nous voulons réellement pacifier nos émotions, c’est à la racine de la difficulté que nous devons aller.

Pour cela, nous pouvons au moment même où l’émotion s’élève percevoir le scénario mental auquel elle est rattachée. Mais pour cela, nous avons besoin d’un entraînement préalable qui nous permettra de « rester là » lorsque l’émotion se manifestera à la conscience..

La méditation, la concentration intérieure, la vigilance seront les moyens par lesquels nous nous enracinerons solidement dans l’instant. Cette démarche nous permettra déjà de regarder les circonstances sous d’autres angles en nous apportant une vue détachée de toute projection mentale.

Il importe de garder à l’esprit que la gestion des émotions est une tâche de chaque instant.
Ayez conscience qu’un manque de vigilance peut lui faire perdre les bénéfices de mois d’efforts. Nos tendances, même si nous sommes parvenus à les maîtriser, sont comme les brasiers d’un vieil incendie prêt à s’embraser à nouveau.

Mais quelle joie et quel bonheur lorsque nous sommes enfin parvenus à « chevaucher » nos émotions car elles peuvent nous transporter vers les plus hauts sommets de notre accomplissement personnel.