Sophrologie ? Qu’est ce donc ?

Sophrologie

On peut entendre parler de sophrologie dans divers contextes et penser, chaque fois, qu’il s’agit d’approches différentes.

De mon point de vue, la sophrologie est une technique de relaxation s’apparentant à l’hypnose, en ce sens qu’elle amène le sujet dans un état de conscience qu’on pourrait dire « désencombré ».

Au terme de quelques séances seulement, vous serez alors capable de vous concentrer d’une manière exceptionnelle sur un besoin spécifique. Il peut s’agir, par exemple, d’atténuer les douleurs causées par un traitement médical, de préparer un examen ou une compétition, d’abandonner une dépendance ou de réduire les effets du stress.

Le terme Sophrologie a été créé à partir des mots grecs sos (harmonie), phren (esprit) et logia (étude), combinaison à laquelle nous, sophrologues, donnons le sens « d’étude de l’harmonisation de la conscience ».

D’Occident et d’Orient
La sophrologie a été mise au point au milieu du XXe siècle par le Dr Alfonso Caycedo, neuropsychiatre colombien alors établi en Espagne. Il s’intéressait particulièrement aux états et niveaux de conscience : veille, vigilance, concentration, attention flottante, coma, etc., ainsi qu’à l’hypnose médicale.

Après avoir sérieusement étudié la phénoménologie et séjourné pendant 2 ans en Orient pour s’initier à certaines techniques d’accès à des états de conscience non ordinaires, il crée officiellement la sophrologie en 1960.

Au fil de l’expérimentation, le Dr Caycedo crée 2 familles de techniques.

Les relaxations dynamiques, qui comprennent plusieurs exercices empruntés au yoga, au bouddhisme et au zen.
Elles sont destinées à mieux connaître son corps, à relaxer mentalement, à stimuler l’hémisphère droit du cerveau et à élever les niveaux de créativité et d’intuition. Le sujet est initié à cette pratique par étapes.

Les sophronisations, qui se pratiquent à l’intérieur d’une relation sophrologue-client. D’un ton monocorde, le sophrologue amène le client dans un état cérébral d’ondes alpha et l’entraîne dans le travail de suggestion mentale sur lequel ils se sont préalablement entendus.

Mes outils et modes de pratique ?
Ils sont, avec moi, largement inspirés des techniques d’autohypnose, de yoga, de méditation, ainsi que du training autogène, mes outils comprennent surtout des exercices mentaux et respiratoires, de la visualisation et certains exercices corporels.

Plusieurs exercices sont axés sur l’attention aux sensations physiques, car la représentation corporelle joue un rôle très important sur la conscience. En ce sens, la sophrologie fait partie des thérapies que l’on dit psychocorporelles.

Pour amener la conscience hors de son état habituel, j’utilise entre autres des exercices mentaux basés sur une dissociation ou un découplage sensoriel imaginaire.
Par exemple, assis, les yeux fermés, les mains en coquille sur les oreilles, je vous laisse imaginer que vous entendez de la musique classique de l’oreille droite et du jazz de l’oreille gauche.

Deux modes de pratique
Par soi-même, pour soi-même. On peut apprendre les exercices appropriés et les pratiquer ponctuellement, à la manifestation d’une douleur, par exemple. On peut aussi répéter quotidiennement une séquence d’exercices (parfois avec un support audio enregistré) dans le but de poursuivre un travail de développement personnel. On pourrait ainsi stimuler sa motivation ou sa créativité, se défaire d’une dépendance, s’affirmer devant l’autorité, s’ouvrir spirituellement, etc.

En consultation, j’induis chez vous l’état de conscience requis et vous amène avec votre accord préalable, à « reprogrammer » votre comportement (pour régler un problème ou accomplir une tâche). Il n’y a aucun contact physique.

L’être humain est un tout, une entité.
Le bonheur est en soi et on ne le trouvera nulle part ailleurs.
L’objectif ultime de cette pratique est d’atteindre l’état supérieur de la conscience « sophronique » – ce qui correspond au satori dans le zen ou au samadhi dans le yoga.