Sortir de ma zone de confort

 

La zone de confort est avant tout une attitude face à certaines situations de la vie quotidienne. En général cela consiste à se protéger en évitant de sortir des routines établies.

C’est choisir de préserver un certain confort déjà acquis plutôt que de faire des efforts même si le résultat permettrait d’améliorer sa vie.

C’est la raison pour laquelle on vous a souvent conseillé de sortir de votre zone de confort à l’heure de vous lancer dans un nouveau projet ou de réaliser des taches particulièrement exigeantes.

Par expérience ce n’est pas toujours facile, vous le savez aussi.

Alors aujourd’hui je vous propose de progresser tout en restant dans votre zone de confort.

Les problèmes posés par la zone de confort :
La zone de confort n’est pas quelque chose de défini universellement. C’est un comportement personnel face à une situation donnée: travail à réaliser, service à rendre à quelqu’un, envie de changer quelque chose dans sa vie, etc.

Si nous acceptons une tache et que nous ressentons du plaisir en l’exécutant, nous sommes dans notre zone de confort, tout va bien.

Si le plaisir, l’intérêt, la motivation n’y sont pas nous sommes en dehors de notre zone de confort. Faut-il quand même réaliser la tache?

Si c’est important, oui sans hésitation. Mais cela implique de faire un effort sur soi pour s’adapter aux nouvelles circonstances.

Ne rien faire, rester peinard dans son coin et ne pas se compliquer la vie serait plus facile. Ce serait aussi aller au devant de graves ennuis dans la majorité des cas.

Le pire est que cela reviendrait à accepter de s’autolimiter et de passer à côté de bien des aspects enrichissants de la vie.

À chacun sa propre zone de confort

Dans ses moments de loisirs, une personne peut passer des heures enfoncées dans un divan face à l’écran de la télé et refuser toute activité physique pourtant salutaire.

Une autre personne peut préférer pratiquer un sport. Elle trouve du plaisir à réaliser des efforts physiques ce qui ne l’empêche pas d’apprécier regarder un match à la télé de temps en temps. 

Ces deux personnes se trouvent dans leur zone de confort. La différence c’est l’étendue de cette zone. Dans le premier cas elle est limitée à rester chez soi, dans un salon, dans le deuxième cas elle englobe le salon et le sport.

Bien sûr la notion de zone de confort ne se limite pas aux seuls loisirs mais à toutes les circonstances de la vie: personnelles, familiales, professionnelles, sociales.

Imaginez votre zone de confort comme une série de cercles concentriques: au centre se trouve ce qui vous tient le plus à cœur pour vous sentir bien dans la vie (l’amour, peut-être?), ensuite un cercle avec le confort physique par exemple, ensuite un autre avec la famille, puis encore d’autres avec la profession, les amis, etc.

Il est important de noter que ne pas avoir de zone de confort du tout c’est vivre en permanence dans le conflit, c’est ne jamais être satisfait, c’est être malheureux tous les jours!

Les limites de la zone de confort

Vous l’avez compris, pour aller de l’avant, le problème n’est pas la zone de confort en soi mais son étendue. Plus la zone est réduite, plus votre tolérance aux changements est faible, plus les conflits apparaissent.

Pour être heureux vous avez intérêt à ce que votre zone de confort soit la plus étendue possible donc à en repousser les limites.

Ainsi, quelles que soient les circonstances vous apprécierez ce qui vous arrive, vous ne serez pas freiné dans vos activités, vous ne vous limiterez pas dans vos ambitions.

Comment augmenter l’étendue de sa zone de confort ?

Face à une proposition nouvelle, au lieu de choisir entre la refuser ou sortir de la zone de confort dans laquelle vous vous trouvez si bien, faites le choix d’ajouter un nouveau cercle périphérique qui prend en compte les nouvelles circonstances.

Repoussez vos limites de confort. Voyez le positif, ce que vous allez gagner en intégrant la nouveauté ou en acceptant un effort supplémentaire.

Remettez en cause vos références actuelles. Est-ce si important de toujours vivre dans la même maison? Cela vaut-il la peine de dédier un peu de son temps à écouter les autres? Pourquoi ne pas marcher plutôt que d’utiliser systématiquement une voiture? Etc.

Mieux encore, n’attendez pas d’être au pied du mur pour le faire.

Entrainez-vous chaque jour. Encore une fois c’est la politique des petits pas qui finit par payer. Un petit effort chaque jour est beaucoup plus efficace et plus facile qu’un gros effort quand les circonstances vous y obligent.

Pensez à une de vos limites et faites un pas pour agrandir le cercle correspondant.

Par exemple si vous avez peur de vous exprimer en public, décidez de parler à une personne nouvelle chaque jour: dans la rue, dans les moyens de transports, au travail, dans les magasins…

Osez lui poser une question, simple, banale même, écoutez la réponse et remerciez-la. Vous serez surpris de la gentillesse des gens et du bien que cela vous procure. Il serait étonnant qu’une conversation ne s’engage pas.

Vous aurez donc du plaisir à le faire.

Et voilà le tour est joué: parler à des inconnus fait maintenant partie de votre zone de confort élargie!