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Violences conjugales

Il y a un sujet qui me tient à cœur c’est celui de la violence conjugale.
Un sujet plutôt féminin malheureusement même s’il existe aussi nombre d’hommes subissant ou ayant subit à un moment de leur vie des violences conjugales.

Une femme meurt tous les 3 jours et une femme sur 10 est victime de violence conjugale au quotidien. Pourtant encore aujourd’hui un nombre trop important de femmes n’ose pas partir du foyer. Pourquoi ces femmes ont-elles tant de a mal à fuir leur compagnon violent?
Il est difficile pour elle de se détacher d’une histoire d’amour qui avait si bien commencé et qui a connu tendresse et de complicité. Souvent les femmes battues se jugent responsables de ce qui deviendra le « nid » familial. Par conséquent, elles n’arrivent à rompre les liens et à s’enfuir. Elles ont également peur des représailles, peur qu’on leurs retire les enfants et parfois même des conséquences financières qui pèseront sur elles lorsqu’elles seront seules.
Ces femmes sont en fait victime de manipulateurs. Ils sont souvent immatures, à tendance paranoïaque et intolérants à la frustration. La violence représente pour eux un véritable moyen d’expression. Ils ne savent pas régler leurs conflits autrement.

Le plus difficile, c’est qu’entre chaque crise, l’homme violent sait se montrer agréable et les victimes reprennent espoir. Elles tombent souvent dans le piège du manipulateur et sont alors persuadées que leurs conjoints changeront. Lorsqu’il y a rechute et donc violence, la femme parle à nouveau de séparation et c’est à cet instant que le manipulateur multiplie les chantages affectifs (menace de suicide, menace de représailles,…). Le résultat ne se fait pas attendre car la victime n’ose plus faire le pas vers la séparation et n’envisage plus parler de séparation.
La décision de partir est d’autant plus compliquée que l’entourage ne s’aperçoit pas toujours des maltraitances subies. L’agresseur a un double visage. En société, il peut se montrer agréable ce qui trompe l’entourage sur sa vraie personnalité. Mais à l’intérieur du couple, il est l’autre visage. Il joue constamment sur la peur. Il a beaucoup d’emprise sur sa victime ce qui la paralyse et l’empêche de se défendre. La victime accepte de plus en plus de violence qu’elle soit morale ou physique. Au début de leur histoire, rien ne semble présager d’une quelconque violence. Ensuite, des remarques insidieuses se font de plus en plus présentes. Arrive ainsi une période de violence morale avec des injures, humiliations, reproches culpabilisants… Cette violence est insidieuse et permet à l’agresseur de casser toute confiance en l’autre et donc d’avoir une emprise totale sur l’autre. Pour ce qui est de la violence physique, elle peut également arriver après toute ces phases. Cependant elle peut aussi coexister lors des phases précédentes mais dans tous les cas, elle ne va qu’en s’amplifiant.
Le déclic vers la décision d’une séparation survient généralement après un épisode d’une violence insoutenables et le plus souvent, seules ces situations extrêmes font tomber les oeillères. Elles peuvent agir comme une décharge émotionnelle débouchant sur une rupture définitive avec le conjoint.


La violence est la loi de la brute. R. Rolland